
Psychogénéalogie
Comprendre ce qui se rejoue dans votre histoire, pour cesser de le porter sans le savoir.
Certaines difficultés résistent à tout ce que vous avez déjà mis en place. Vous en comprenez la mécanique, vous avez lu, observé, parfois entrepris un travail sur vous, et la même situation revient pourtant : dans la relation, dans le rapport à l’argent, dans la façon dont vous prenez ou non votre place. Quand un schéma se répète ainsi malgré votre lucidité et vos efforts, c’est souvent le signe qu’il ne prend pas entièrement sa source dans votre histoire personnelle. Nous héritons de bien plus que d’une couleur d’yeux ou d’un tempérament. Nous recevons aussi des fidélités, des silences, des manières d’aimer et de se protéger qui se transmettent d’une génération à l’autre, le plus souvent sans un mot. Le travail transgénérationnel consiste à rendre visible cette part héritée, afin de distinguer ce qui vous appartient vraiment de ce que vous portez pour quelqu’un d’autre

Ce que la psychogénéalogie met en lumière
Cette approche s’appuie sur un corpus clinique solide. Anne Ancelin Schützenberger, qui l’a introduite en France, parlait de loyauté familiale invisible et de syndrome d’anniversaire pour décrire ces répétitions de dates, d’âges ou d’événements qui traversent une lignée sans que personne les ait choisies. Nicolas Abraham et Maria Torok ont montré comment un secret tu, une perte restée sans mots, peut se transmettre à la génération suivante, qui en porte le poids sans en connaître l’origine. Ivan Boszormenyi-Nagy, lui, a décrit ces loyautés invisibles et cette forme de comptabilité familiale qui nous relie, parfois à notre insu, à une dette ou à une promesse contractée avant nous. Ces travaux ont une portée très concrète. Ils permettent de comprendre pourquoi une femme peut reproduire le parcours amoureux de sa mère, redouter une réussite que personne avant elle ne s’est autorisée, ou ressentir une culpabilité dont rien, dans sa propre vie, ne justifie l’intensité. Mettre des mots et des liens sur ces transmissions, c’est déjà commencer à s’en alléger. Le transgénérationnel désigne ce qui se transmet d’une génération à l’autre, souvent à notre insu, quand la psychogénéalogie est la méthode qui permet de l’explorer et d’en alléger ce qui pèse encore sur vous – le transgénérationnel est le phénomène, la psychogénéalogie, la méthode.

Les constellations familiales
Les constellations familiales sont une approche développée par Bert Hellinger qui permet de révéler les dynamiques invisibles à l'œuvre dans un système familial : exclusions, loyautés cachées, places non reconnues entre les générations. Là où l'analyse et la compréhension intellectuelle atteignent parfois leurs limites, les constellations offrent une autre voie, plus incarnée : représenter ce qui se joue pour le voir, littéralement, et permettre à ce qui était figé de retrouver son mouvement. En individuel, ce travail se fait à l'aide de figurines, d'ancrages au sol et d'un accompagnement somatique et intuitif, dans un cadre intime et sécurisant. Des ateliers collectifs sont également proposés ponctuellement pour celles qui souhaitent vivre cette approche en groupe.
Mon approche
Mon approche s’articule autour de trois dimensions : le corps, le mental/émotions/pensées et l'esprit. Le travail transgénérationnel les mobilise toutes les trois, car une compréhension qui resterait seulement intellectuelle ne suffit pas à transformer ce qui se rejoue.
Nous commençons par une première séance où nous faisons un point sur votre situation et ce qui se joue. Puis, nous travaillons avec les constellations familiales et/ou nous établissons votre génogramme, une représentation de votre arbre sur plusieurs générations où figurent non seulement les liens, mais aussi les dates, les ruptures, les deuils, les non-dits et les répétitions. Cette cartographie fait souvent apparaître des coïncidences que l’on n’avait jamais reliées entre elles, et c’est là que la conscience se met au travail.
À mesure que ces liens se dessinent, des émotions remontent. Nous les accueillons et les libérons à l’aide de la psycho-énergétique et des rituels, pour que ce qui était figé puisse enfin circuler. Parce que la mémoire familiale s’inscrit aussi dans le corps, nous prenons soin de votre système nerveux par le souffle et le travail somatique, afin que ce qui se dénoue trouve un appui stable et ne vous submerge pas.
Lorsqu’un geste symbolique trouve sa place dans ce cheminement, il est toujours pensé comme une réparation et une remise à l’honneur, jamais comme une coupure brutale avec ceux qui vous précèdent. On ne se libère pas d’une lignée en la reniant, mais en lui rendant ce qui lui revient et en reprenant ce qui vous appartient. Je vous accompagne seule, en présence réelle, attentive à ajuster le travail à ce que vous vivez plutôt qu’à appliquer une grille à la lettre.
Est-ce que la psychogénéalogie peut vous aider ?
Cet accompagnement s’adresse à vous si vous reconnaissez un schéma qui se rejoue sans que vous parveniez à l’enrayer, si vous portez le sentiment diffus de répéter une histoire qui n’est pas tout à fait la vôtre, ou si votre famille compte des silences, des absences ou des événements dont on n’a jamais vraiment parlé. Il est précieux aussi dans les périodes de transition, lorsqu’une naissance, un deuil ou un changement de vie réveille des questions restées en suspens depuis plusieurs générations.

Faire le premier pas
Vous avez envie d’en savoir plus sur la manière dont je peux vous accompagner ? Parlons-en. Vous n’avez pas besoin de savoir précisément où vous en êtes ni ce que vous souhaitez obtenir : ce qui compte, c’est l’envie sincère que les choses évoluent.
Non. Le travail se fait avec vous seule. Il ne suppose ni de confronter vos proches, ni de leur demander des comptes, ni même de les informer. Certaines femmes choisissent ensuite d’engager des échanges avec leur famille, d’autres non, et les deux chemins se respectent. Ce qui se transforme se transforme d’abord en vous.
Non, ce sont deux démarches différentes qui peuvent se compléter. Mon accompagnement n’est pas un suivi psychiatrique et ne se substitue pas à une prise en charge médicale ou psychologique en cours. Si vous êtes déjà suivie, ce travail peut s’y articuler, et je vous invite à en parler avec le professionnel qui vous accompagne. Lorsqu’une situation appelle un autre cadre, je vous oriente toujours vers celui qui sera le plus juste pour vous.
Cela dépend de votre histoire et de ce qui se présente. Certaines prises de conscience surviennent dès les premières séances, tandis que l’intégration plus profonde demande du temps, car le corps et les habitudes héritées ne se réorganisent pas en un instant. Le parcours de trois ou six séances est pensé pour laisser à ce processus le rythme qui lui convient, sans précipitation.
C’est une question légitime, et je ne vous promettrai pas de solution miracle. La différence tient souvent au fait que cette approche ne cherche pas seulement à modifier un comportement en surface, mais à comprendre la racine de ce qui se rejoue, parfois sur plusieurs générations. Quand une difficulté résiste à tout, c’est fréquemment que l’on en traitait les effets sans en avoir identifié l’origine. Travailler cette origine change la nature même de ce que vous mettez en place ensuite.
Oui. La visioconférence permet un travail tout aussi engagé, et elle vous installe dans votre propre environnement, ce qui facilite souvent la parole. Le génogramme, l’écoute, le travail de régulation se mènent très bien en ligne. Vous choisissez la formule qui vous convient, en cabinet à Fréjus ou à distance.
